Etat des nappes d'eau souterraine au 1er juillet 2020

Notes d'information - 10.07.2020
La situation des nappes phréatiques au mois de juin reste satisfaisante sur une grande partie du territoire avec des niveaux autour de la moyenne voire supérieurs à celle-ci.

Résumé

Comme au mois de mai, la situation est contrastée sur le territoire. Le bénéfice de la recharge abondante de l’hiver dernier se poursuit. En juin cependant, la vidange concerne la quasi-totalité des nappes, les niveaux sont majoritairement repartis à la baisse. 

La situation au mois de juin reste satisfaisante sur une grande partie du territoire avec des niveaux autour de la moyenne voire supérieurs à celle-ci.  La situation reste moins favorable dans les secteurs où la recharge et les pluies du printemps ont été moins importantes. Les nappes de la plaine d’Alsace, des couloirs de la Saône et du Rhône et de l’est du Massif Central affichent toujours des niveaux modérément bas à bas, comme les calcaires jurassiques du Berry pour ce mois de juin.  

En juillet, les tendances des nappes inertielles devraient rester orientées vers la baisse et la situation ne devrait pas se modifier. Concernant les nappes réactives, les tendances et l’évolution des situations dépendront essentiellement des pluies efficaces locales et des demandes en eau.

 

Carte de France de la situation des nappes au 1er juillet 2020

Carte de France de la situation des nappes au 1er juillet 2020. © BRGM

Tendances d’évolution

La très bonne recharge hivernale 2019-2020 reste visible sur une grande majorité du territoire. Les épisodes pluviométriques survenus début mai sur la moitié sud et la pluviométrie excédentaire observée au mois de juin sur une grande partie du pays ont permis de différer la vidange des nappes d’eau souterraine.  

Fin juin, les niveaux sont cependant repartis à la baisse sur la quasi-totalité des nappes. Localement, sur les nappes réactives, les derniers épisodes pluvieux permettent d’observer une stabilité des niveaux voire très ponctuellement une hausse dans le sud notamment. 

Situation par rapport aux moyennes des mois de juin

La situation de fin de recharge, observée en mars, s’est caractérisée par des niveaux particulièrement hauts. En juin, la situation reste satisfaisante sur une grande partie du territoire où les niveaux sont toujours majoritairement au-dessus des moyennes mensuelles.

Dans certains secteurs de la moitié nord, les conséquences  de l’absence de recharge se font toujours ressentir sur les niveaux des eaux souterraines. Ainsi, dans la partie est, les nappes des calcaires jurassiques de Lorraine, de la plaine alluviale d’Alsace et des alluvions et cailloutis de Bourgogne-Franche-Comté  enregistrent des niveaux modérément bas à bas. Concernant les nappes d’Artois-Picardie, du Bassin parisien et de Bretagne, la situation reste comparable au mois précédent : les niveaux sont satisfaisants, de proches de la moyenne à hauts.

Sur la moitié sud, la recharge abondante, les apports supplémentaires de mai et la pluviométrie localement excédentaire du mois de juin ont eu des effets bénéfiques sur les niveaux des nappes. Les niveaux sont particulièrement hauts sur une large partie ouest et sud du bassin aquitain et sur les nappes du littoral du languedocien, du Roussillon, de la côte d’Azur et de Corse. La situation demeure inchangée en Rhône-Alpes-Auvergne, les niveaux demeurent modérément bas à très bas dans les couloirs de la Saône et du Rhône moyen et amont ainsi qu’à l’est du Massif Central, sur les bassins de l’Allier et de la Loire amont.

Plusieurs nappes présentent des situations les plus favorables, avec des niveaux hauts à très hauts par rapport aux mois de juin des années antérieures :

  • Les nappes alluviales, du Plio-quaternaire et des calcaires de l’ouest du bassin Adour-Garonne qui ont bénéficié d’une recharge abondante et d’apports exceptionnels en mai, se traduisant par des niveaux hauts à très hauts ;
  • Les nappes de l’aquifère multicouche du Roussillon sont très hautes grâce aux pluies d’avril et de mai ;
  • Les nappes alluviales de la côte d’Azur et de Corse ont bénéficié d’apports conséquents ces derniers mois et leurs niveaux sont hauts.

Certains secteurs montrent des situations moins favorables, avec des niveaux modérément bas à très bas par rapport aux moyennes de tous les mois de juin, nécessitant une surveillance renforcée :

  • Les nappes alluviales d’Alsace et des calcaires jurassiques de Lorraine présentent des niveaux bas à très bas ;
  • Les nappes des alluvions et cailloutis de Bourgogne sont fortement impactées par les déficits pluviométriques. La situation reste semblable à celle du mois de mai, avec des niveaux en baisse et bas à très bas ;
  • Les nappes des alluvions et corridors fluvio-glaciaires du Rhône amont et moyen ainsi que les nappes du socle et du volcanisme de l’est du Massif Central ont bénéficié d’une période de recharge en mai toutefois insuffisante pour améliorer la situation. Les niveaux restent modérément bas à très bas ;
  • Les nappes des calcaires jurassiques du Berry présentent des niveaux en baisse et moyen à modérément bas.  

En juillet, les tendances des nappes inertielles devraient rester orientées à la baisse et la situation ne devrait pas se modifier. Concernant les nappes réactives, notamment celles des alluvions et des calcaires jurassiques, les tendances et l’évolution des situations dépendront essentiellement des pluies efficaces locales et des demandes en eau. L’absence de pluies en période estivale pourraient engendrer une sécheresse des sols et une demande en eau accrue, et avoir pour conséquence une baisse rapide des niveaux sur les nappes réactives ou fortement sollicitées.

POUR ALLER PLUS LOIN

Télécharger la carte de France de la situation des nappes au 1er juillet 2020

CONTACT

Service presse

+33 (0)2 38 64 46 65
+33 (0)6 84 27 94 14

presse@brgm.fr