Mémento kaolin et argiles kaoliniques

18.10.2019
Près de 400 000 tonnes de kaolin et d’argiles kaoliniques sont extraites chaque année en France à partir de 41 carrières. Ce mémento présente une actualisation des connaissances de l’activité extractive de ces substances et de l’ensemble de leurs filières d’usages sur le territoire national.

Les carrières exploitant du kaolin et des argiles kaolistiques en France. © BRGM

Le besoin

Afin de faciliter les futures décisions des services de l’Etat et de divulguer au public des données pertinentes sur l’ensemble de l’activité extractive d’un certain nombre de substances extraites de carrières, le BRGM est chargé de présenter un état des lieux des filières industrielles exploitant ces substances. Cet état des lieux prend la forme de mémentos, dont une première série a été réalisée durant la période 1987-2000. A partir de 2014, une nouvelle série de mémentos a vu le jour, dans un but d’actualisation des connaissances. L’année 2018 a notamment permis la publication du mémento « kaolin et argiles kaoliniques ».

Les résultats

L’exploitation française de kaolin et d’argiles kaoliniques (kaolin ayant subi des processus d’ érosion-transport-dépôt) est répartie sur l’ensemble du territoire métropolitain, avec plusieurs bassins de production spécialisés. Les gisements primaires pour le kaolin (développés en place sur des roches granitiques altérés) se retrouvent en particulier dans les régions de socle où les roches plutoniques d’âge varisque affleurent (Massif central et Massif armoricain) tandis que les gisements secondaires, pour les argiles kaoliniques, sont plutôt présents dans les bassins sédimentaires d’âges mésozoïque et cénozoïque (Bassin parisien, Bassin aquitain, fossé de Limagne, Bassin du Sud-Est).

En 2017, près des trois-quarts (30 sur 41) des carrières recensées sont dédiées à l’exploitation des argiles kaoliniques. La production de kaolin, estimée aux environs de 300 kt pour l’année 2017, est toutefois supérieure, la production totale (argiles kaoliniques et kaolin) étant de l’ordre de 400 à 450 kt. Les principaux débouchés des kaolins français sont l’industrie papetière, suivie par les céramiques et faïences, l’industrie verrière (fibre de verre), les charges (plastiques, peintures, caoutchoucs, adhésifs), les réfractaires et les additifs pour bétons. La production d’argiles kaoliniques est quant à elle destinée en grande majorité à la fabrication de produits réfractaires.

La France affiche une balance commerciale positive pour ces substances sur la période 2015-2017. Ses principaux partenaires sont européens (Italie, Espagne, Danemark, Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas, République-Tchèque) auxquels il faut ajouter le Maroc, les États-Unis et l’Ukraine. En 2017, l’activité de ce secteur affichait un excédent commercial de 10,05 M€ dont 9,24 M€ pour les argiles kaoliniques.

L’utilisation

Chaque mémento, structuré selon un plan systématique abordant différents points (définition des substances et produits, géologie et gisements en France et dans le Monde, statistiques de l’activité extractive en France, modes d'exploitation et de traitement, filières industrielles et secteurs d'utilisation, marchés et prospectives, innovations, substitutions et recyclage) est diffusé sur le site MineralInfo. Il permet ainsi à un public large d’acquérir tant une vision synthétique que d’obtenir des informations techniques et économiques précises sur la substance ou le groupe de substances considérés.

Chantier du stade de Beaublanc à Limoges en 2016 (béton blanc haute performance intégrant du kaolin). © B. Azzopard

Les partenaires

  • Bureau de la Politique des Ressources Minérales non énergétiques de la Direction de l’Eau et de la Biodiversité du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (MTES)

RAPPORTS PUBLICS

Kaolin et Argiles kaoliniques - Mémento