Une carte hydrogéologique de l’Afrique

19.08.2016
Le BRGM a publié une carte hydrogéologique de l’Afrique. Première du genre à l'échelle 1/10 000 000, c’est un outil cartographique de base pour connaître les potentialités aquifères des grandes structures géologiques du continent.

Il y a encore une dizaine d’années, il n’existait pas de carte hydrogéologique numérique du continent africain. Entre 2003 et 2005, dans le cadre de "SIG Afrique", réseau d’information géologique associant onze pays africains et le BRGM, une maquette à 1 / 10 000 000, adossée à un système d’information géographique (SIG) a été réalisée. Puis en 2008, après un atelier de validation réunissant plusieurs experts internationaux, la carte a été éditée, sur financement du ministère des Affaires étrangères français.

Carte hydrogéologique de l’Afrique au 1/10 M avec valeurs estimées de la recharge de moins de 5 mm/an (couleur jaune) à plus de 500 mm/an (couleur bleue). © BRGM.

Carte hydrogéologique de l’Afrique à 1/10 000 000 avec valeurs estimées de la recharge de moins de 5 mm/an (couleur jaune) à plus de 500 mm/an (couleur bleue). © BRGM.

Connaître les potentialités aquifères des grandes structures géologiques du continent africain

Carte hydrogéologique au sens strict et non carte de ressources en eau, elle repose sur la combinaison de deux catégories d’informations (données géologiques et indicateurs de recharge en eau), susceptibles de fournir une indication sur la localisation et l’importance des ressources d’une formation géologique affleurante. Elle identifie ainsi, sur une base géologique, un réservoir qui sera (potentiellement) plus ou moins aquifère selon le type de porosité et la zone climatique dans laquelle il se situe.

Onze entités hydrogéologiques différenciées sur une base lithostratigraphique ont été identifiées et les zones de recharge délimitées. La carte fait aussi apparaître les limites des grands bassins sédimentaires contenant des systèmes aquifères multicouches, les aquifères profonds aux ressources peu ou pas renouvelables, les directions d’écoulement des aquifères profonds captifs ainsi que les grands bassins hydrographiques.