Observatoires des masses d'eau des bassins hydrographiques

Le schéma national des données sur l’eau (SNDE) a pour prérogative de fixer les objectifs, le périmètre et les modalités de gouvernance du système d’information sur l’eau (SIE). C’est dans ce cadre que sont développées les actions d’acquisition, de diffusion et de valorisation des données sur l’eau en France.

Réseau de surveillance de la qualité et quantité des eaux souterraines

Le BRGM est l’opérateur national du réseau piézométrique pour la DCE, conformément aux circulaires du 3 janvier 2011 et du 14 mai 2012. Le BRGM prend en charge la gestion technique du réseau et, dans ce cadre, déploie de nouveaux outils pour l’interrogation des stations, la mise à disposition des données sous ADES et assure la maintenance préventive et curative.

La gestion opérationnelle du réseau piézométrique a permis au BRGM de développer une expertise allant de l’acquisition jusqu’à la valorisation de la donnée. Celle-ci se décline au travers de la gestion de réseaux en Bretagne, Roussillon, Pyrénées-Orientales et Loire-Atlantique et à la gestion de réseaux de qualité des eaux souterraines comme en Guyane, Mayotte, Martinique et Guadeloupe (sous coordination de l’ONEMA).

Le BRGM est partenaire dans le suivi de la qualité des eaux de certains réseaux (département de l’Hérault, bassin potassique d’Alsace, aquifère multicouche plio-quaternaire du Roussillon, en Poitou-Charentes, en Gironde et en Dordogne).

Il apporte ses connaissances du milieu et du comportement des polluants et des éléments dissous, et prépare des guides méthodologiques pour la mise en place de réseau de surveillance sur la qualité et le niveau des eaux et pour l’estimation de la représentativité temporelle ou spatiale des réseaux (étude nationale, Auvergne, La Réunion, bassin de la lagune de Thau).

Bases de données

En complément des bases de données nationales alimentées par le réseau piézométrique et de la banque de données qualité et quantité relative aux eaux souterraines (ADES), le dispositif a été complété en 2010 par le projet de mise en place d’une banque nationale de prélèvements en eau (BNPE).

Ce dispositif qui permettra à moyen terme à l’Etat de disposer d'informations relatives aux prélèvements pour exercer son rôle de police de l’eau et répondre aux exigences de la DCE comprend la base de données "prélèvements", le portail de diffusion des données et un outil métier en lien avec les prélèvements, en appui aux services chargés de la police de l'eau.

Les données acquises dans le cadre de ces réseaux et mises à disposition du grand public via les bases de données associées constituent la base des études hydrogéologiques allant de la carte piézométrique au modèle dynamique.

La valorisation des chroniques passe par le développement d’outils permettant l’exploitation des données comme par exemple, l’analyse statistique des tendances. Ainsi, après la préparation de différents guides méthodologiques, le BRGM a développé un outil permettant l’analyse des séries temporelles et l’identification des tendances de l’évolution des teneurs en contaminants dans les eaux souterraines.