"Les écotechnologies sont par nature au service de l'économie circulaire et de l'environnement"

13.03.2015
Interview de Francis Garrido, directeur adjoint Eau, Environnement et Ecotechnologies du BRGM. Le BRGM est un acteur de longue date de l’économie circulaire, qui prône l’utilisation des ressources de manière éco-efficace.

Quels sont les engagements du BRGM pour l'économie circulaire?

Le BRGM est  un acteur de longue date de l’économie circulaire, qui prône l’utilisation des  ressources de manière éco-efficace. La thématique est  reconnue en France depuis le Grenelle 2007, avec  la création de l’institut de l’économie circulaire auquel le BRGM a adhéré à fin 2013, mais l’engagement de l’établissement remonte aux années 1970 ! Nous avons développé des  écotechnologies de tri physique et de recyclage et de valorisation des  déchets miniers dès  2000. Le BRGM dispose de  compétences en génie des  procédés, en analyse des flux de matière dans l’économie et en ACV (analyse du cycle de vie).

Comment les écotechnologies s'inscrivent dans l'économie circulaire et la protection de l'environnement ?

Les écotechnologies sont par nature au service de l’économie circulaire et de l’environnement. Elles offrent entre autres des technologies de séparation de matériaux issus de la mine ou du BTP, et des technologies innovantes de "comminution" (réduction granulométrique préalable à la séparation de matériaux dispersés) pour les déchets de consommation tels qu’électroniques ou automobiles. Le BRGM travaille à des procédés flexibles ayant un taux de récupération maximisé, en particulier pour des systèmes multicomposants respectueux de l’environnement du point de vue  de la consommation énergétique et de l’eau.
Pour l’environnement, les écotechnologies touchent au diagnostic et à la remédiation de contaminants multiples pour les sites et sols  pollués, ainsi qu’au biotraitement d’eau d’exhaure minier par exemple.

Quelles perspectives d'avenir ?

Nous devons développer des  plateformes d’écotechnologies pour tester des  techniques de bioremédiation de sols  pollués et de sites industriels, et de transfert de contaminants dans le sous-sol. Il faut aussi mettre en œuvre des démonstrateurs pour des technologies de recyclage innovantes en partenariat avec des industriels et des pôles scientifiques, en valorisant la Halle technologique du BRGM.